alana

Lundi 21 août 2006 1 21 /08 /2006 19:53

J'entends la musique venant de la foret la plus profonde. Les chansons séduisent les sirènes. La famille des elfes m'appelle.
Tapio, Le Roi des Ours, chef de la foret, Mielikki, vêtu de sa cape bleue, guérisseur des malades et des gens tristes. Ouvrez les grilles et laissez moi suivre le chemin sauvage.

Le chemin vers les terres sur lequel je me trouve, est le chemin où la Belle à rencontré la Bête : Le Chemin des Elfes c'est la sincérité de ces univers, gouvernés par la magie et par de puissantes épées, qui fait rêver mon âme du passé. Le Chemin des Elfes.

La sorcière de la lune m'emmena en promenade sur un balai. Elle me présenta à sa vieille amie : la gnome de la maison. Elle me demanda de garder le sauna chaud pour elle. Près du bosquet, j'ai rencontré les autres, les gens de mon imagination : Bilbo, Sparhawk, lutins et fées,
Un bonhomme de neige, Willow, des trolls et les Sept Nains. Le chemin ne s'arrête jamais.

En revenant dans ma chambre, alors que Morphée me prit par la main, les madrigaux des bois me portèrent au pays imaginaire. En cette nuit envoûtée, le monde est un spectacle elfique.

(Nightwich)

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Jeudi 24 août 2006 4 24 /08 /2006 14:35

 Tuer le rêveur

Je suis le prêtre des moindres sacrifices. Je ne suis qu’un radeau sur une mer de chagrin et de cupidité. Tu t’es baigné dans mon vin. Tu as bu dans ma coupe, tu as ri de mes poèmes. Ta langue fendue lécha mes plaies douloureuses.
Plante un couteau dans mon cœur ! Et traîne moi dans la lumière du jour. Je suis vraiment conscient de ta cupidité au moment où tu tues le rêveur.
Le chant du cygne pour que le Désir Nocturne se réalise. Comme cela fait mal ! Donne un nom à la douleur. De la mauvaise herbe pousse sur notre raccourci vers l’Enfer.
Tu peux m’en vouloir : je suis bien le bouc émissaire lâche et bon à rien. Stupide est l’enfant qui vit son rêve et qui n’est romantique que par écrit. Dis moi pourquoi : tu as pris tout ce qui m’appartenait ! Ne bouge pas, n’essaye pas de me duper !

Réveille toi ! Fauche la mauvaise herbe. Tu ne serais rien sans moi. Prends ma vie si tu as l’intention de mourir. Vous avez souillé mes outils, espèces de salauds. Vous avez violé mes paroles et m’avez ridiculisé. Emportez vos précieuses paillettes et laissez moi tranquille. Les grands de ce monde sont tous morts et moi aussi je suis las.
Je vous hais vraiment tous !

(Nightwitch)

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Jeudi 24 août 2006 4 24 /08 /2006 16:39

Le tic-tac du temps me permet de voir une chouette se changeant en écho, le jeune papillon en cocon, un cygne en Vilain Petit Canard, un lac en océan.
Les profondeurs du temps s’éveillent alors que je me repose d’hier, les fleurs ont perdus leurs pétales. De ces pétales je me ferai un berceau.

Mon berceau se balance grâce aux vagues du temps, l’heure de la Beauté ne sera jamais la même. Oh, petite fille, alors que tu dois partir, s’il te plait, prend moi, prend moi avec toi.

Maintenant, j’entends depuis les profondeurs ma mère me chanter une berceuse de sommeil éternel. Tu souffleras sur de petites plantes dont on se souviendra comme nous chantons dans le silence pour renaître.(Nightwich)

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Jeudi 24 août 2006 4 24 /08 /2006 16:42

                    

      Une simple miette peut faire pencher la balance. Au milieu du fardeau, la bonne échelle s’imposera d’elle-même. Elle montrera ce qui vaut la peine d’être ici. Le conteur se trouve près du foyer de pierres.
Une petite créature blanche ronronne près de moi. Le royaume de mon enfance a disparu avec le temps. Les îles remplissent mon esprit de bleu, Celui que l’on trouve à la cour céleste et spéciale.

Toute cette joie n’est pas pardonnée à cause de cette tâche.

L’ âme errante, sans abris et souillée a disparu, mais il reste la volonté de vivre pour raconter l’histoire.

Les journées sont pleines d’anxiété, de frustrations : une seule bonne note par jour. Où puis-je trouver l’air parfait ? Je n’ai qu’à travailler et prendre du recul.

Les cavités sombres de mon esprit sont refermées sur la base de mon amour. Aucun d’entre vous ne comprend et cela n’a aucune importance pour la marionnette brisée que je suis.

Oh comme je hais mon espèce qui possède tout et qui souhaite pourtant mourir.
Ce n’est pas mon espèce mais la tienne : les Saints derrière leur masque de Caïn. Je t’aime. En réalité, je t’aimais.
(Nightwich)

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Vendredi 25 août 2006 5 25 /08 /2006 16:39

Mère des jeux latins et des voluptés grecques,
Lesbos, où les baisers, languissants ou joyeux,
Chauds comme les soleils, frais comme les pastèques,
Font l'ornement des nuits et des jours glorieux,
Mère des jeux latins et des voluptés grecques,

Lesbos, où les baisers sont comme les cascades
Qui se jettent sans peur dans les gouffres sans fonds
Et courent, sanglotant et gloussant par saccades,
Orageux et secrets, fourmillants et profonds ;
Lesbos, où les baisers sont comme les cascades!

Lesbos, où les Phrynés l'une l'autre s'attirent,
Où jamais un soupir ne resta sans écho,
A l'égal de Paphos les étoiles t'admirent,
Et Vénus à bon droit peut jalouser Sapho!
Lesbos où les Phrynés l'une l'autre s'attirent,

Lesbos, terre des nuits chaudes et langoureuses,
Qui font qu'à leurs miroirs, stérile volupté!
Les filles aux yeux creux, de leur corps amoureuses,
Caressent les fruits mûrs de leur nubilité ;
Lesbos, terre des nuits chaudes et langoureuses,

Laisse du vieux Platon se froncer l'œil austère ;
Tu tires ton pardon de l'excès des baisers,
Reine du doux empire, aimable et noble terre,
Et des raffinements toujours inépuisés.
Laisse du vieux Platon se froncer l'œil austère.

Tu tires ton pardon de l'éternel martyre,
Infligé sans relâche aux cœurs ambitieux,
Qu'attire loin de nous le radieux sourire
Entrevu vaguement au bord des autres cieux!
Tu tires ton pardon de l'éternel martyre!

Qui des Dieux osera, Lesbos, être ton juge
Et condamner ton front pâli dans les travaux,
Si ses balances d'or n'ont pesé le déluge
De larmes qu'à la mer ont versé tes ruisseaux?
Qui des Dieux osera, Lesbos, être ton juge?

Que nous veulent les lois du juste et de l'injuste ?
Vierges au cœur sublime, honneur de l'Archipel,
Votre religion comme une autre est auguste,
Et l'amour se rira de l'Enfer et du Ciel!
Que nous veulent les lois du juste et de l'injuste?

Car Lesbos entre tous m'a choisi sur la terre
Pour chanter le secret de ses vierges en fleurs,
Et je fus dès l'enfance admis au noir mystère
Des rires effrénés mêlés aux sombres pleurs;
Car Lesbos entre tous m'a choisi sur la terre.

Et depuis lors je veille au sommet de Leucate,
Comme une sentinelle à l'œil perçant et sûr,
Qui guette nuit et jour brick, tartane ou frégate,
Dont les formes au loin frissonnent dans l'azur ;
Et depuis lors je veille au sommet de Leucate,

Pour savoir si la mer est indulgente et bonne,
Et parmi les sanglots dont le roc retentit
Un soir ramènera vers Lesbos, qui pardonne,
Le cadavre adoré de Sapho, qui partit
Pour savoir si la mer est indulgente et bonne !

De la mâle Sapho, l'amante et le poète,
Plus belle que Vénus par ses mornes pâleurs!
- L'œil d'azur est vaincu par l'œil noir que tachète
Le cercle ténébreux tracé par les douleurs
De la mâle Sapho, l'amante et le poète!

- Plus belle que Vénus se dressant sur le monde
Et versant les trésors de sa sérénité
Et le rayonnement de sa jeunesse blonde
Sur le vieil Océan de sa fille enchanté ;
Plus belle que Vénus se dressant sur le monde !

- De Sapho qui mourut le jour de son blasphème,
Quand, insultant le rite et le culte inventé,
Elle fit son beau corps la pâture suprême
D'un brutal dont l'orgueil punit l'impiété
De celle qui mourut le jour de son blasphème .

Et c'est depuis ce temps que Lesbos se lamente,
Et, malgré les honneurs que lui rend l'univers,
S'enivre chaque nuit du cri de la tourmente
Que poussent vers les cieux ses rivages déserts.
Et c'est depuis ce temps que Lesbos se lamente 
Baudelaire: les Fleurs du mal (1861)
poème condamné en 1857

SAPHO

 

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